Les absences

Ah, les absences… 

Pour certains, c’est un moment de déchirement ultime où l’impression d’abandon et la culpabilité emplissent nos corps… pour d’autres, c’est un moment si banal qu’on en oublie presque les enjeux ! 

 

Vous situez cet échange de regard entre nous et notre chien, où le chien nous dit ‘’ Non.. tu vas pas oser.. me laisser…seul/e…’’ et nous, dans notre petite tête d’humain, à tenter de raisonner logiquement en se disant qu’il faut bien qu’un de nous aille travailler pour payer les factures ? 

Et bien oui, parce que ne pas pouvoir être toute la journée avec notre ami à 4 pattes est quelque chose que la plupart d’entre nous vivent, et c’est bien normal.

 

Que ce soit pour aller travailler, faire des courses,  aller au cinéma, voir des amis, nous sommes tous potentiellement amenés à laisser notre chien quelques heures seul. Au delà de la normalité de la chose, j’ai pour position de penser qu’il est aussi signe de stabilité pour un chien que de savoir être seul (toujours dans le respect du chien*) ; ce serait signe que l’environnement, la/les personne/s ressource(s) ainsi que ses propres ressources sont assez stables pour qu’il puisse vivre seul quelques heures sans s’en trouver dans une détresse sans nom. 

 

Mais alors, comment appréhender au mieux cette situation ? 

 

DISCLAIMER : Si votre chien montre un comportement problématique et nécessite une rééducation, merci de vous adresser à un professionnel en positif afin de vous aider à mettre en place un processus d’apprentissage de la solitude.

 

Tout d’abord, il faut savoir qu’être seul, ça s’apprend. Un chien ne naît pas en sachant comment gérer la solitude, c’est à nous de le guider pour lui permettre d’apprendre. 

Ne pas apprendre la solitude à son chien, c’est aussi se risquer à rentrer en constatant de la malpropreté, des destructions, des plaintes des voisins, et surtout de mettre son chien dans une situation qui peut être terriblement angoissante.

 

Laisser le chien seul directement 2h n’est pas une manière de le guider et le mettre dans une cage fermée encore moins – tout ce qu’il retiendra, c’est qu’en cas de peur, il est seul, il ne peut pas fuir et est totalement pris au piège. 

La cage met le chien en état d’impuissance acquise** et ne lui apprend en rien à gérer la solitude. Si les destructions en votre absence sont proportionnelles à l’anxiété*** ressentie, la cage ne résout pas le sentiment, elle empêche juste le chien d’évacuer son émotion. 

 

Ainsi, il s’agira pour vous d’apprendre progressivemenent à votre chien à être seul. Vous pouvez organiser des petits palliers de solitudes, en commencant par lui permettre de s’occuper seul même en votre présence, puis vous absenter quelques secondes, 5 mins, puis 10, puis 20… en évitant bien entendu les effusions de sentiments aux retrouvailles et au départ, qui risqueraient de cristalliser un sentiment négatif. Il s’agit là d’un événement normal, alors pourquoi faire une fêtre hors du commun ? Il n’est pas question d’ignorer le chien pendant la demi-journée suivant le retour, mais simpement de modérer l’enthousiasme des retrouvailles. 

 

Des occupations ? 

Bah oui, c’est quand même vachement plus chouette d’être occupé pendant que l’humain n’est pas là ! 

Au-delà d’être chouette, c’est aussi beaucoup plus respectueux des besoins fondamentaux du chien. Ces activités libèrent des endorphines, une des hormones du bonheur. Et oui, ça permettra à votre poilus de se détendre et de passer un meilleur moment en votre absence ! Oui oui, parce que de nature, le chien passe beaucoup de temps à s’adonner à diverses activités dans le but de se nourrir… alors offrons-lui cette possibilité et faisons d’une pierre deux coups !

Vous pouvez donc vous organiser en y mettant soit des récompenses, soit une partie de sa ration (si votre ami est nourrit aux croquettes, pour mes amis au cru, il faudra être plus créatifs !) 

 

Activités masticatoires, olfactives, de léchage ou jouet stimulant, ce sera à vous de trouver une combinaison qui sied à votre compagnon. Il faudra renouveller les occupations afin de ne pas y installer une routine ; on peut changer le jeu en lui même, changer les récompenses, changer de lieu où l’occupation est déposée, augmenter le niveau de difficulté… 

Par exemple : une oreille de cochon dans une serviette, un lickimat sur la fenêtre, ou sur la porte ou même dans la douche (désensibilisation à la douche ni vue ni connue !)… 

 

L’enrichissement de l’environnement permettra à votre chien de se sentir à l’aise et de vivre plus agréablement les temps d’absence. Rappelons aussi qu’actuellement, nous comparons la fatigue de 30 min d’enrichissement mental à une balade en terrain connu d’1h30 ; ces activités permettront donc aussi à votre chien de mettre toutes ses facultés en jeu.

 

Prenez aussi garde à dépenser correctement votre chien avant et après vos absences, en vous adaptant à ses besoins et habitudes. Un chien ayant ses besoins fondamentaux satisfaits au quotidien sera certainement plus enclin à mieux vivre une solitude de quelques heures qu’un chien hypostimulé. 

Si vous ne pouvez échapper à une absence trop longue dans le temps, faites appel à un dog walker / dog sitter (déclaré, assuré et bienveillant) ou utilisez les services de pension à la journée ! Il existe toujours des solutions alternatives pour éviter que le chien subisse une absence. 

Remerciements

aux différentes personnes pour l'aide à la relecture, aux conseils, et aux synonymes

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Octobre 2020

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